Les conneries d’un emmerdeur

[Article trop vulgaire, donc certains mots ont été remplacés par banane]

C’est dingue quand on y pense, à quel point le capitalisme nous ronge ! À qui mieux mieux, ou encore aux jeux préférés de la mesure de la banane de son voisin. Alfred, dites moi, votre pénis, il est en ou ? — Oh Robert, vous savez, j’en suis à 2 porches, une villa et une réussite professionnelle sans pareil, et vous ? — J’ai un peu augmenté la taille du mien avec un yack. Non, mais sérieux, vous vous êtes regardé ou quoi ? Ça vous amuse de vous palucher la banane à qui aura mieux réussi ? Vous travaillez donc pour un salaire ? Pour une connerie fiduciaire qu’on vous a inculquée ? Réfléchissez 5 sec, si c’est possible sans temps, vous faites un travail X pour recevoir un papier Z qui vous allez échanger contre un bien… Il n’y a pas dans le tas un élément qui ne sert à rien ? Autant revenir au troc, ou à l’échange de bon procédé.


On pourrait croire que ce phénomène de mesurage de la banane ne touche que la gent masculine qui vantera pendant ses dires de la puissance de son moteur (qui dormira au bout de 5 minutes, faute de carburant ? Bah oui, 100l/100 ça fatigue), mais les dames aussi s’amusent à comparer la taille de leurs bananes, je vous assure, c’est assez drôle. Cela oscille de l’accouchage avec ou sans péridurale, à la réussite professionnelle (wayyy j’ai reçu un bic bien long de mon boss) en passant par le dernier sac acheté pour montrer, que moi madame comparée à toi, j’ai réussi, je suis une femme libérée… Mais enchainé à ma carte de crédit et à mon prêt sur 25 ans.

Pour cette partie, mise à part sucer la banane des boss respectifs autant féminin que masculin, vous ne faites pas grand-chose, n’est-ce pas ? Une existence vide, car vous êtes aliéné par votre job, et bous ferez un burn-out d’ici 35 ans (oui l’espérance de vie à considérablement diminué, vous ne saviez pas ? La dépression c’est la nouvelle préretraite). Travailler pour du fric, mais la vaste blague ! Et la réussite personnelle dans tout ça, vous la mettez où ? Être fier d’avoir fait quelque chose, d’avoir appris quelque chose, sans pour autant recevoir. On s’en tamponne l’oreille avec une babouche du nombre de 0 que tu as sur ton chèque à la fin du mois, tu ne vas pas emmener ta thune dans ta tombe, tu seras seul avec des petits vers… Mmmh, lekker !

L’aliénation est quand même le maitre mot de cette société non ? Ou alors je suis idéaliste, hypocrite ? Un connard ou un vieil aigri ? On va dire un peu de tout.

Mais le plus drôle encore, c’est que les conneries que je vous aie citées au-dessus, elle commence de plus en plus tôt. Prenons l’exemple simple de l’unif, quand je vois certaines filles astiquer la banane virtuelle des profs j’ai envie de vomir. Venant près de toi par la suite te dire –  Tu sais au quadri passer j’ai sucé eu un A+ -non, mais réveille toi merde, c’est pas croyable, tu viens à l’unif et tu bête à manger du foin. Tu viens pourquoi ? Des notes, des points ? Un beau salaire quand tu bosseras ? Et la connaissance ? Ce que tu apprends ? Ce qui te fait grandir intellectuellement tu le mets ou ?

Travailler pour un salaire, pour des notes, pour mesurer sa banane. Est-ce à ça que notre société s’est limitée ?