The Social Network, The Only One !

Hier, j’ai eu l’honneur d’être invité par mademoiselle, pour aller à l’avant-avant-première du film, The Social Network. Le film qui traite des origines du site culte actuellement, Facebook.

Ce film/documentaire adapté du livre de Ben Mezrich « The accidental Billionaires », titré en France « La revanche d’un solitaire », ne sortira que le 27 octobre dans les salles obscures en Belgique. (je tiens à préciser du caractère exceptionnel de cette Première, puisque le film n’est pas encore sorti aux USA)

Je ne vais pas vous citer le pitch qui dévoilerait beaucoup trop ce dont traite le film. Dès lors, je ne vous donnerais que la simple phrase qui est présente sur l’affiche du film.

« You don’t get to 500 millions friends without making a few enemies »


Ça en dit long n’est-ce pas ? Ou pas, soit passons.

Nous retrouvons donc, un film de David Fincher, connut néanmoins pour Fight Club et d’autres réalisations tels que, The Game ou encore Zodiac. Mais aussi en Executive Producer, un acteur qui m’est cher, Kevin Spacey.

Au niveau de la distribution, on retrouve dans le rôle du créateur de Facebook, Mark Zuckerberg, Jesse Eisenberg, qui a notamment officié dans Zombieland. Mais aussi Justin Timberlake dans le rôle de, Sean Parker, fondateur de Napster.

Pourquoi Napster, vous demandez-vous ? [spoiler name= »Spoiler Inside »]Pour la simple et bonne raison que le créateur du logiciel de P2P est présent dans l’actionnariat de Facebook ! C’est l’une des informations presque inconnues du grand public qui sont présentes dans le film.[/spoiler]

Mais j’en dévoile déjà de trop.

On retrouve aussi, Andrew Garfield, qui jouait l’assistant du Dr Parnassus dans son Imaginarum (à voir aussi)

Rentrons dans le vif du sujet, il est vrai que j’avais quelques appréhensions à voir ce film. Tout d’abord, je ne suis pas un grand fan de Facebook, je n’en vois plus trop l’utilité. Et ensuite, je me suis dit qu’un film sur ce site pourrait tourner au vinaigre, malgré que ce soit Fincher à la réalisation. Et bien, je puis dire que j’ai été agréablement surpris !

À la manière de l’Exorcisme d’Emily Rose, on brasse large autour du Big Bang Facebook, autant sur la création que sur les dérives (je ne veux pas en dire de trop). Plusieurs histoires sont entrecoupées ce qui permet de donner des sursauts au scénario et de garder le téléspectateur en alerte constante. On ne reste pas axé sur la phénoménale ascension de Mark en tant que milliardaire le plus jeune du monde. On apprend énormément sur ce qui s’est passé et sur ce qui se passe actuellement. Car, ce film est aussi une satire sur le monde digital actuel ou tout le monde est connecté sans l’être… « Meet other student to… – FUCK… – No, to date ! »Que veut dire être « Amis » sur Facebook, un dialogue de 20 minutes dans un café ? Une rencontre qui dure depuis 10 ans ? Un Friend with benefit. Je trouve que ce film met le doigt d’une certaine manière sur les dérives des réseaux sociaux et sur le mainstream dans lequel on se retrouve.

La trame du film est orchestrée par une bande sonore musicalement sublime, dans l’air du temps. Certes, on est loin des mélopées de Hans Zimmer, mais Trent Reznor (leader de Nine Inch Nails) offre une dimension musicale très 2.0 au film. Oui, je biaise un peu mon analyse dans le sens ou je suis un drogué musical. Mais l’OST vaut le détour !

En ce qui concerne les acteurs, j’ai beaucoup aimé Jesse Eisenberg dans Zombieland, et je reconnais sa maladresse dans The Social Network, avec une pointe de chiantrie aiguë qui donne une dimension supplémentaire au personnage, un côté agaçant qui plait ! Outre le héros, il y a la prestation remarquée de Justin Timberlake dont je n’avais plus vu la tête depuis Alpha Dog. Et ma foi, il n’est pas mauvais en intello !

Ce n’est évidemment pas facile de parler de ce film sans pour autant en dévoiler l’intrigue ! Et je n’ai pas envie de vous gâcher la surprise de la déguster dans les salles obscures. Dès lors, je conclurais en disant que j’ai été ravi de cet avant-avant-première, que le film m’a plu malgré mon à priori. Ne vous laissez pas avoir par le type de film sur… On est loin de la biopique ou de la glorification de facebook ! Je vous le recommande vivement.

Pour aller plus loin, regardez le teaser, et non pas la bande annonce pour garder le pitch intacte.